Contre l'Evolution

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SCHUTZENBERGER (M.-P)
A propos de la notion de bricolage.

"Je ferais sans doute appel à une notion bannie de la communauté scientifique, mais parfaitement comprise par tout un chacun : celle de but....... Or pourtant la fonctionnalité c'est la réussite dans l'atteinte d'un but. ....Dans la réalité biologique l'espace dans lequel il faudrait se plonger pour décrire la fonctionnalité la plus simple est d'une complexité qui défie l'entendement et bien sûr tout calcul. "

L.R. : En quel sens employez-vous le mot « miracle » ?

M.-P.S. : Dans un sens purement rationnel, comme d'un événement dont la probabilité est infime à un degré si j'ose dire ultracosmologique. Parlons des macromutations..... Or si l'on regarde l'histoire de l'évolution, cela nous fait des dizaines et des dizaines de milliers de miracles, dont les saltationnistes ne savent pas mieux rendre compte que les gradualistes.
Quant à la seconde catégorie de miracles, elle tient au fait que certaines de ces macromutations (si l'on admet qu'elles ont eu lieu) se sont additionnées les unes aux autres dans une direction bien définie, pour constituer les grandes tendances de l'évolution : complication du système nerveux, mais aussi intériorisation des processus reproductifs, apparition des os, de l'oreille, enrichissement des fonctions relationnelles, etc. Toute une série de miracles dont l'accumulation a pour effet d'accroître la complexité des organismes et leur efficacité. De ce point de vue la notion de bricolage avancée par François Jacob est un constat très intéressant. C'est un joli mot d'auteur, mais il ne donne pas l'ombre d'une explication.
 Les failles du darwinisme.  La Recherche. No 283. 01-1996

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WERNHER VON BRAUN.Inventeur des premières fusées…
« Dans le monde qui nous entoure, nous voyons des  manifestations évidentes  d'un plan ordonné et structuré, d’un projet. Nous pouvons constater la tendance des différentes espèces à vivre et à se multiplier. Et nous sommes écrasés par les forces à l’oeuvre à l’échelle des galaxies et l’intentionnalité de la nature qui donne à une petite  semence le pouvoir de se développer en une fleur magnifique. Mieux on comprend les complexités de l’univers et tout ce qu’il comporte, plus nous avons raison de s’émerveiller du plan qui s’y manifeste. … Il y en a,  il est vrai,  qui prétendent que  l’univers s’est développé par hasard, mais quel hasard peut produire le cerveau et l’oeil de l’homme ?
Certains disent que la science est incapable de prouver l’existence d’un planificateur. Ils mettent au défi la science de prouver l’existence de Dieu. Doit-on allumer une chandelle pour voir le soleil ? »
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ROUVIÈRE H. Anatomie philosophique. 1941
« Les transformistes eux-mêmes reconnaissent qu’il y a une crise du transformisme. Cette expression minimise le mal, car il s’est produit un véritable effondrement de la doctrine transformiste. La plupart des biologistes ont rejeté le transformisme et certains d’entre eux qui l’avaient soutenu sont, parmi ses détracteurs, les plus actifs à combattre l’erreur dans laquelle ils ont plus ou moins longtemps vécu.
Les transformistes ont voulu trouver la cause principale de cette crise dans « les facteurs psychologiques » : dans l’influence de l’école, des convictions religieuses, de l’idée à la mode, des tendances du moment, de l’anthropocentrisme.
Ces différentes influences ne pouvaient avoir d’effet que sur un public ignorant, ou peut-être cultivé, mais insuffisamment instruit des problèmes de l’évolution. C’est ce public qui a gardé la croyance transformiste. La plupart des biologistes au contraire, se sont éloignés d'elle parce que les défenseurs du transformisme n’ont jamais apporté la moindre preuve à l’appui de leur théorie et que tout ce que l’on sait de l’évolution plaide contre elle » p. 27

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Apparition du carbone et de la vie...
"On pourrait comparer la précision de ce réglage à l'habileté d'un archer qui réussirait à planter sa flèche au milieu d'une cible carrée d'un centimètre de coté, éloignée de 15 milliards d'année-lumière, la taille de l'univers..."
 T. XUAN THAN , La mélodie secrète, p. 286

AUGIER Introduction à la biologie.

"Nous n'avons aucun fait paléontologique qui puisse montrer le passage par évolution d'un embranchement à un autre. L'indépendance des embranchements est même un des résultats les plus important de la science moderne....
De toute façon  il n'est pas question de relier tous les animaux à un précurseur unique : l'hypothèse d'une série continue de la monère à l'homme n'a plus aucun crédit scientifique" p.226.


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ROSTAND
“ Le hasard, même en disposant de millions de siècles, même en gaspillant follement le matériel vital, n’arrivera pas à faire un cerveau ou un œil. ” L’évolution des espèces, Hachette, 1932, p. 168

« Il faut redire avec force que, hors la mutation, il n’y a que ténèbres, et que, pour toute  la part d’évolution qu’on lui refuse, on n’a d'autre ressource que d’invoquer des facteurs inconnus ». P. 71. Cuenot et J. Rostand. Introduction à la génétique.  1936

Ce que je crois. 1953
"Il faut avoir le courage de reconnaître que nous ignorons tout du mécanisme de l'évolution. Au point où nous sommes arrivés j'ai le sentiment très net que toutes querelles sont stériles qui opposent des adversaires mêmement ignorants et obstinés à vouloir tirer de leurs maigres prémisses beaucoup plus qu'elles ne renferment...J'ajouterai que, si obscures que me paraissent les causes de l'évolution, je ne saurais douter une seconde qu'elles ne fussent de l'ordre naturel....Et alors même que notre science n'arriverait pas à le résoudre ( problème de l'évolution) nous n'aurions pas à en conclure  qu'il soit du ressort de la métaphysique."


“ Le livre de Monod [il s’agit du livre Le hasard et la nécessité] est un livre qui n’apporte rien sur le plan philosophique. Il reprend la vieille thèse scientiste à laquelle j’adhérais quand j’avais douze ans, un peu revue par la biologie moléculaire puisqu’il s’agit du hasard des molécules. C’est du Démocrite, du Darwin, tout ce que vous voudrez: ce n’est rien de neuf. Je dirai même qu’on peut répondre à Monod ce que Huxley qui était pourtant un grand matérialiste, ou en tout cas un grand agnostique, disait du temps de Darwin: plus vous expliquerez le phénomène de la vie et de l’univers par des mécaniques, et plus vous ferez le jeu des théologiens qui vous deman­de­ront comment cet enchaînement causal a été préparé à l’origine. Cela, je l’admets. C’est pour­quoi je dis que si vous vous bornez à rajouter Dieu au départ, je n’ai rien à vous dire, et, après tout, vous avez peut-être raison. Ce que je ne veux pas, c’est que vous me fassiez intervenir Dieu dans le déroulement de la chaîne causale, parce qu’alors là nous ne pouvons plus faire de science. Dieu au départ, je n’ai rien à objecter. ”
JEAN ROSTAND in Christian Chabanis Dieu existe-t-il ? Non répondent..., Paris, Fayard, 1973, pp. 44-45

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SAKHAROV (ANDREI)
« Je ne conçois pas l’univers et la vie humaine sans un commencement intelligent, sans une chaleur spirituelle à leur source, quelque chose qui ne relève pas de la matière et de ses lois. »

EDMUND WHITTAKERLe commencement et la fin du monde, Paris, Albin Michel, 1953, pp. 86-87

“ Supposons qu’au début les cartes soient rangées en ordre, commençant par exemple par l’as de pique et continuant par le roi, la dame, etc., jusqu’au deux de pique, puis passant à l’as de cœur et tous le cœurs en ordre, puis les carreaux, enfin les trèfles: c’est ce que nous appellerons l’arrangement ordonné des cartes. Maintenant, battons les cartes de façon à détruire toute trace de l’arrangement primitif: quelles chances y a-t-il qu’un nouveau battage ramène l’ordre du début ? La réponse peut être donnée par le calcul des probabilités:  les chances sont approximativement de 1 contre 1068, ce qui est si écrasant que nous pouvons regarder la probabilité de restauration de l’ordre original comme pratiquement nulle. Ainsi, s’il est facile de transformer l’ordre en désor­dre, il n’est point aisé de ramener le désordre à l’ordre. "

(À raison d'un brassage de cartes à toutes les trois secondes,  cette probabilité exigerait pour se réaliser  des milliards de milliards de milliards, etc.  de fois le temps que l'on attribue actuellement à l'univers depuis le Big Bang)



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EINSTEIN (ALBERT) Comment je vois le monde. 1934
"La plus belle émotion que nous puissions éprouver est de nature mystique. C'est la puissance de tout art et de toute science véritable. Celui qui ne connaît pas cette émotion pourrait tout aussi bien être mort. Savoir que ce qui nous est impénétrable existe vraiment, se manifeste par la sagesse la plus élevée et par la beauté la plus radieuse, que nos facultés restreintes ne peuvent appréhender que sous leurs formes les plus primitives-- ce savoir, ce sentiment se trouve au cœur de la vraie religiosité. En ce sens, et en ce sens seulement, je compte au nombre des hommes profondément religieux.
 Un être humain fait partie d'un ensemble...il se perçoit lui-même, ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparé du reste du monde---c'est une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est une prison nous limitant à nos désirs personnels et à l'affection pour nos proches. Notre tâche doit consister à nous en libérer en élargissant notre cercle de compassion de manière à embrasser toutes les créatures vivantes, et l'ensemble de la nature dans sa beauté. Personne n'est capable de réaliser cela complètement, mais les efforts que nous faisons en ce sens constituent, en soi, une partie de la libération et un fondement de la sécurité intérieure."

"Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito."

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COLIN (HENRI), De la matière à la vie.  Beauchesne.1926
« Ce qui déconcerte, dans le chimisme vital, ce n’est pas que les êtres vivants élaborent tant de substances variées et si complexes qu’un très grand nombre n’ont pu, jusqu’alors, être préparées artificiellement :; ce n’est pas même qu'un travail aussi remarquable soit mené à bien avec des moyens en apparence tout ordinaires; le plus curieux, c’est qu’une infinité de réactions délicates dont chacune est pour nous un problème, se trouvent merveilleusement coordonnées et, sans qu’aucune prenne au détriment des autres une importance exagérée, concourant à assurer ce parfait équilibre des fonctions qui est la condition première de la vie. » p.138 
 « Sous quelque aspect qu’on l’envisage, le problème de la vie nous écrase. Nul ne peut dire comment a été comblé, à un moment donné, l’abîme qui existe sous nos yeux ente les corps bruts et les êtres vivants; animer la matière nous parait, pour l’instant, une pure chimère.
Nous ignorons de quelle façon se sont élaborés les organismes de toutes sortes qui ont peuplé la Terre au cours des âges; les espèces actuelles ne paraissent varier qu’entre des limites très étroites, quoi qu’on fasse pour troubler leur équilibre….
A présent que l’expérience a eu le temps d’exercer son contrôle, l’heure des explications est venue. La science a fait des merveilles, notre civilisation matérielle en témoigne; elle n’a pu arracher à la vie son secret. Au terme de nos investigations dans la domaine de la biologie, qu’avons nous appris d’essentiel sinon ce qui tient dans ces mots; « il y a les corps bruts et il y a les êtres vivants », rien que n'enseigne le simple bon sens.
Tant il est vrai que « les sciences ont deux extrémités qui se touchent : la première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les  homme en naissant; l’autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir trouvent qu’ils ne savent rien et se rencontrent en cette même ignorance d’où ils étaient partis. (Pascal) » p.331.
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McINTOSH ANDREWMathématicien, Royaume-Uni

« Quand je porte mon regard de scientifique sur le monde qui m’entoure, j’observe des mécanismes d’une telle complexité que j’en arrive à la conclusion que cet ordre complexe traduit un dessein intelligent »

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PROULX . JEAN
« Le hasard et la nécessité forment un autre coupLe de danseurs du cosmos. C’est dire que l’activité de l’univers ressemble à un grand jeu où se marient des règles à connaître et à respecter et une part de hasard et de créativité. La nouvelle physique nous dit que l’univers est gouverné par des lois qu’elle tente de cerner aux moyens d’équations. Ces lois incontournables expriment la nécessité présente au cœur du cosmos; elles disent l’ordre profond qui y règne; elles indiquent l’enchaînement des causes et des effets; elles décrivent les comportements de l’énergie, de la matière, de la lumière et des forces qui s’exercent en elles et entre elles. Pour Einstein, les lois cosmiques montrent la profonde intelligibilité de l’univers et témoignent de la rationalité qui le régit. « Dieu ne joue pas aux dés » disait-il. Autrement dit, cet univers n’est pas un hasard; il porte une nécessité et un ordre intérieur que la physique cherche à découvrir. Einstein ajoutait : « Je veux comprendre comment Dieu créa le monde… Je veux pénétrer au fond de sa pensée. » C’est dire que la nature est tout entière habitée par une pensée, source de rationalité, d’ordre et de lois. » p.34
« C’est l’univers comme totalité organique ou comme organisme vivant qui est en mouvement et ce mouvement est bel et bien le devenir de l’Être. Cette philosophie du devenir trouve des représentants au vingtième siècle. Par exemple Bergson, qui développe une vision de la vie comme pur devenir et évolution créatrice; ou Whitehead, qui parle du flux incessant et créateur qui traverse la nature en son entier ou encore Teilhard de Chardin qui voit tout l’univers en évolution traversé par une montée de la complexité et de la conscience » 48
« Non seulement l’univers parle t-il, mais encore il pense, affirment de diverses façons de nombreux savants, tels Hoyle, Eddington, Wheeler, Talbot, Charron, Boehm, Capra, Bateson et Sheldrake. L’océan d’énergie d’où sortent toutes les formes dans lesquelles elles baignent et vers qui elles retournent est reconnu comme un véritable champ de conscience. Cet univers manifeste de l’intelligence. Il semble traversé par une logique interne. Un principe d’ordre se révèle â l’œuvre en lui…. Ce champ d’énergie est un champ de conscience, une grande pensée, une gigantesque mémoire, une danse de la signification. .. Assurément, l’univers sait faire, mais également il expérimente et il apprend. Il joue, avec intelligence, à organiser la matière, ce qui fait que chaque structure de l’univers est une matière habitée par l’esprit. L’évolution du cosmos est, en son cœur même, une montée de l’organisation et de la conscience. » .. Il semble, effectivement, que cette ascension vers des structures complexes soit soutenue par une intention ou un dessein cosmique. » 82-84
( CHORÉGRAPHIE DIVINEFides. 1999)

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LEMOINE. Professeur au MUSEUM
 Dans la conclusion  au tome V de l'ENCYCLOPÉDIE FRANÇAISE (1937)  écrit..
" Le tome V de l'Encyclopédie française marquera certainement une date dans l'histoire de nos idées sur l'évolution; il ressort de sa lecture que cette théorie semble à la veille d'être abandonnée... Il résulte de cet exposé que la théorie de l'évolution est impossible. Au fond, malgré les apparences, personne n'y croit plus et l'on dit sans y attacher d'importance "évolution"pour signifier "enchaînement" ou "plus évolués" au sens de "plus perfectionnés", moins perfectionnés", parce que c'est un langage conventionnel admis et presque obligatoire dans le monde scientifique.
     L'évolution est une sorte de dogme auquel ses prêtres ne croient plus mais qu'ils maintiennent pour leur peuple. Car, il faut avoir le courage de le dire pour que les hommes de la génération future orientent leurs recherches d'une autre façon." p. 82-83
À la suite de réunions contradictoires... il ajoute
 "Mais il me semble que si, d’une part, on constate une évolution sensiblement nulle pendant 500 millions d’années et si, d'autre part, le passé mystérieux des époques précambriennes ne peut guère compter qu’un milliard, ou à la grande rigueur, deux milliards d'années (et c’est peut-être beaucoup) ce passé est insuffisant pour faire tenir toute l’évolution des êtres imaginaires qui relieraient les embranchements entre eux.
Pour arriver à une origine monophylétique de la vie, il faudrait invoquer des durées de l'ordre de 50 à 100 milliards d'années.  Étant donné le temps dont on dispose, il faut invoquer des séries d'évolutions parallèles pour chaque groupe. Que l'on prenne l'embranchement, que l'on prenne la famille, peu importe, il en résulte que la vie est apparue sur le globe non pas une mais plusieurs fois."
( On voit que c'est surtout le monophylétisme qui est en cause. A un autre moment des discussions qui ont suivi cette charge, Lemoine laisse échapper le motif fondamentale de son opposition :
"Car l'évolution me parait impliquer à la base une notion de créationnisme qui déplait à mon esprit" )
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La sélection naturelle doit jouir d'un don de divination, de prophétie. Son propre n'est-il pas de choisir ? Mais le tri ne peut se faire sans prévoir le rôle futur de l'organe en formation. Sans cette prévision , la coordination des états successifs devient incompréhensible .   
   GRASSÉ. p. 180


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BERGSON (HENRI) (1859-1941)
"Ainsi pour la vie et pour les phénomènes physico-chimiques en lesquels on prétendrait la résoudre. L'analyse découvrira sans doute dans les processus de création organique un nombre croissant de phénomènes physico-chimiques. Et c'est à quoi s'en tiendront les chimistes et les physiciens. Mais il ne suit pas de là que la chimie et la physique doivent nous donner la clef de la vie.
Un élément très petit d'une courbe est presque une ligne droite. Il ressemblera d'autant plus à une ligne droite qu'on le prendra plus petit. À la limite, on dira, comme on voudra, qu'il fait partie d'une droite ou d'une courbe. En chacun de ses points en effet, la courbe se confond avec sa tangente. Ainsi la "vitalité"est tangente en n'importe quel point aux forces physiques et chimiques; mais ces points ne sont, en somme, que les vues d'un esprit qui imagine des arrêts à tels ou tels moments du mouvement générateur de la courbe. En réalité,  la vie n'est pas plus faite d'éléments physico-chimiques qu'une courbe n'est composée de lignes droites....
Nous estimons que, si la biologie pouvait jamais serrer son objet d'aussi près que la mathématique serre le sien, elle deviendrait à la physico-chimie des corps organisés ce que la mathématique des modernes s'est trouvé être à la géométrie antique. Les déplacements tout superficiels de masses et de molécules, que la physique et la chimie étudient, deviendraient par rapport à ce mouvement vital qui se produit en profondeur, qui est transformation et non plus translation, ce que la station d'un mobile est au mouvement de ce mobile dans l'espace. p 66.
L'essence des explications mécaniques est en effet de considérer l'avenir et le passé comme calculables en fonction du présent, et de prétendre ainsi que tout est donné.
 Dans cette hypothèse, passé, présent et avenir seraient visibles d'un seul coup pour une intelligence surhumaine, capable d'effectuer le calcul. ....
Dans une pareille doctrine, on parle encore du temps, on prononce le mot, mais on ne pense guère à la chose. Car le temps y est dépourvu d'efficace, du moment qu'il ne fait rien, il n'est rien. Le mécanisme radical implique une métaphysique où la totalité du réel est posée en bloc, dans l'éternité et où la durée apparente des choses exprime simplement l'infirmité d'un esprit qui ne peut pas connaître tout à la fois. ..71
...Mais le finalisme radical nous parait tout aussi inacceptable et pour la même raison.
 La doctrine de la finalité., sous sa forme extrême, telle que nous la trouvons chez Leibniz par exemple, implique que les choses et les êtres ne font que réaliser un programme une fois tracé. Mai s'il n' y a rien d'imprévu, point d'invention ni de création dans l'univers, le temps devient encore inutile. Comme dans l'hypothèse mécanisation, on suppose encore ici que tout est donné... Le finalisme ainsi entendu  n'est qu'un mécanisme à rebours.  P. 72
"Sans doute "le principe vital " n'explique pas grand-chose; du moins a-t-il l'avantage d'être une espèce d'écriteau posé sur notre ignorance et qui pourra nous la rappeler à l'occasion, tandis que le mécanisme nu invite à l'oublier. p 74
" Notre raison , incurablement présomptueuse, s'imagine posséder par droit de naissance ou par droit de conquête, innés ou appris, tous les éléments essentiels de la connaissance de la vérité. La même où elle avoue ne pas connaître l'objet qu'on lui présente, elle croit que son ignorance porte seulement sur la question de savoir quelle est celle de ses catégories anciennes qui convient à l'objet nouveau...L'idée que nous pourrions avoir à créer de toutes pièces, pour un objet nouveau, un nouveau concept, peu-être une nouvelle méthode de penser, nous répugne profondément  .p. 79
Telle est la philosophie de la vie où nous nous acheminons. Elle prétend dépasser à la fois le mécanisme et le finalisme; mais, comme nous l'annoncions d'abord elle se rapproche de la seconde doctrine plus que de la première. " p. 80...Bref la conception classique de la finalité postule à la fois trop et trop peu. Elle est trop large et  trop étroite. En expliquant la vie par l'intelligence, elle rétrécit à l'excès la signification  de la vie ; l'intelligence, telle du moins que nous la trouvons en nous, a été façonnée par l'évolution au cours du trajet; elle est découpée dans quelque chose de plus vaste, ou plutôt elle n'est que la projection nécessairement plane d'une réalité qui  a  relief et profondeur. C'est  cette réalité plus compréhensive que le finalisme vrai devrait reconstituer ou plutôt embrasser, si possible , dans une vision simple. p. 82.....
"Il faut substituer à l'intelligence proprement dite la réalité plus compréhensive dont l'intelligence n'est que le rétrécissement. L'avenir apparaît alors comme dilatant le présent. Il n'était donc pas contenu dans le présent sous forme de fin représentée. Et néanmoins, une fois réalisés., il expliquera le présent autant que le présent l'expliquant, et même davantage; il devra être envisage comme une fin autant et plus  que comme un résultat. " p. 82
L'évolution créatrice ( 1907) Ed. Prix Nobel de Littérature.


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PIERRE P. GRASSÉ.
L'ÉVOLUTION DU VIVANT.
ALBIN MICHEL. 1973
L'être vivant exige pour se former et subsister autant d'ordre dans le déroulement de ses transformations que dans son architecture. De hasard dans tout cela, on ne relève aucune trace. P.179
Affirmer même avec une assurance olympienne , que la vie, les êtres vivant sont nés par pur hasard et ont évolué de même, est une supposition gratuite, que nous estimons erronée et en désaccord avec les faits. P.181
La finalité immanente est une propriété intrinsèque des êtres vivants ; sans elle, ils n'existeraient pas. Considérés en tant qu'unités fonctionnelles autonomes, leurs constituants: organes, tissus, cellule isolée au même titre que les autres propriétés :nutrition, défense de l'organisme, croissance reproduction, sont subordonnés à une fin. Quand il s'agit de ces propriétés, les biologistes ne disputent pas; mais si l'on prononce le mot finalité, c'est une levée de boucliers. Probablement parce qu'ils ne distinguent pas la finalité de fait ou immanente, de la finalité transcendante. Sur cette dernière, le biologiste n'a que peu, sinon rien à dire; elle ressortit de la métaphysique "
PIERRE P. GRASSÉ. L'ÉVOLUTION DU VIVANT. ALBIN MICHEL. 1973

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 POINCARRÉ (HENRI)  (1854-1912)
"   Le hasard sait mélanger, il ne sait pas démêler, et pour faire avec des éléments multiples un édifice bien ordonné, dans lequel on distingue quelque chose, il faut le faire exprès. "  
Science et méthode,  (1907 ) Paris, Flammarion,  

VON DITHFURT  (Hoimar)

"En  réalité, une telle harmonie peut-elle émerger seulement à partir de coïncidences ? C'est la question fondamentale de toute l'évolution biologique. Répondre Oui, c'est possible, c'est comme  affirmer sa foi dans la science moderne de la nature. Plus  critiquement, on peut dire que quelqu'un qui accepte la science moderne de la nature  n'a aucune autre alternative que de dire oui.... Rendu à ce point   cependant, expliquer tout au moyen des lois de la nature, c'est-à-dire par coïncidences, est un signe qu'il n'y a aucune autre porte de sortie.  Que peut-on  faire d'autre alors que mettre sa foi dans les  coïncidences !"


FRANCE (ANATOLE)
"Le hasard est le pseudonyme de Dieu lorsqu'il ne voulait pas signer."


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DE BROGLIE  (LOUIS ), Revista Euclides, vol. XI mai- juin 1951

"Il parait incroyable que de semblables organes aient pu être produits par les seuls effets du hasard, même prolongés pendant des durées énormes. Les réalisations de la vie semblent résulter d'une force organisatrice qui ne se manifeste pas dans la nature inerte et dont la véritable nature nous parait totalement inconnue."

GITT (Werner) directeur  de l'Institut fédéral allemand  de physique et de technologie

"Toutes les expériences indiquent  qu'un être pensant exerçant  son libre arbitre, sa connaissance et sa créativité  est requis. Il n'y a aucune loi de la nature connue, aucun processus connu, ni aucune séquence connue d'évènements qui peut  faire que l'information s'engendre d'elle-même dans la matière."

Intelligence et Hasard.


On trouve 3 douzaines de briques empilées dans la jungle et on passe pour un imbécile si on croit que c’est le fruit du hasard.

On trouve 3 milliards de cellules organisées pour opérer l’acte de vision ou de digérer et on passe pour un imbécile si on ne croit pas que c’est le fruit du hasard


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BERNARD (CLAUDE) (1813-1878)
"S'il fallait définir la vie d'un seul mot, qui, en exprimant bien ma pensée, mît en relief le seul caractère qui, suivant moi, distingue nettement la science biologique, je dirais: la vie est la création. En effet, l'organisme créé est une machine qui fonctionne nécessairement en vertu des propriétés physico-chimiques de ses éléments constituants. Nous distinguons aujourd'hui trois ordres de propriétés manifestées dans  les phénomènes des êtres vivants: propriétés physiques, propriétés chimiques et propriétés vitales.  Cette dernière dénomination de propriétés vitales n'est elle-même , que provisoire.......De sorte que ce qui caractérise la machine vivante, ce n'est pas la nature de ses propriétés physico-chimiques, si complexes qu'elles soient, mais bien la création de cette machine qui se développe sous nos yeux dans les conditions qui lui sont propres et d'après une idée définie qui exprime la nature de l'être vivant et l'essence même de la vie.
Quand un poulet se développe dans un oeuf, ce n'est pas  la formation du corps animal, en tant que groupement d'éléments chimiques, qui caractérise essentiellement la force vitale. Ce groupement ne se fait que pas suite des lois qui régissent les propriétés chimico-physiques de la matière; mais ce qui est essentiellement du domaine de la vie et ce qui n'appartient ni à la chimie, ni à la physique, ni à rien autre  chose, c'est l'idée créatrice de cette évolution vitale. Dans tout germe vivant, il y a une idée directrice qui se développe et se manifeste par l'organisation."
 Introduction à la médecine expérimentale, (1865) II, 2.

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BARJAVEL, La faim du tigre, Paris, Denoël, 1966, pp. 20 à 25
“ L’ovule a deux dixièmes de millimètre de diamètre. Le spermatozoïde est des milliers de fois plus petit. Leur poids total ne doit pas atteindre la moitié d’un milligramme. Il n’y a pas de mot dans la langue française pour désigner cette infime quantité de matière, ce moins que fétu, ce soupçon. Et pourtant cet infinitésimal contient tout le programme de fabrication de l’adulte, dans son ensemble fini et dans ses moindres détails: la couleur de ses cheveux, mais aussi leur nombre, et ce grain de beauté hérité d’un ancêtre du sixième millénaire, et qui jusqu’à la fin des siècles ornera de temps en temps la fesse gauche d’une femelle de la lignée; et le buste rond ou plat, les épaules tombantes ou carrées, les ongles souples ou cassants, et du poil ou non sur les doigts de pied. Et la façon dont se plisse le coin de l’œil pendant le sourire, la forme du geste du bras qui s’avance pour saisir un objet, le son de la voix, le sommeil léger ou profond, les rêves peut-être... Tout cela est dans ce minuscule, tout le particulier qui différencie des autres et lie à ses ancêtres l’individu qu’il va fabriquer.
Mais avant ce particulier il y a aussi, il y a surtout le général, le plan général de fabrication qui est le même pour tous les individus d’une même espèce. Dès qu’ils se sont mélangés pour ne plus faire qu’une seule cellule, l’ovule et le spermatozoïde commencent à se diviser. L’œuf, cellule unique de base, qui contient tout le devenir, se divise en deux, puis en quatre, en huit, en seize, trente-deux, soixante-quatre, etc., en une fabuleuse progression géométrique qui finira par fournir les milliards de cellules nécessaires à la construction d’un individu complet. Et chacune des deux, quatre, huit, seize... chacune des milliards de cellules a emporté les ordres.
Les ordres de l’espèce qui font qu’elle contribue à fabriquer un homme et non un cheval, un escargot ou une laitue.
Les ordres de la lignée, qui font qu’elle contribue à fabriquer une Suédoise aux cheveux de lin et aux yeux bleus, ou un Chinois, ou un Auvergnat, ou une mulâtresse, un grand ou un petit...
Les ordres de l’organe qui fait qu’elle va se différencier, se spécialiser et prendre place dans le foie ou le cerveau, la rétine, l’estomac, et qu’elle saura exactement quel genre de travail elle devra exécuter.
Les ordres de la cellule, qui font qu’elle saura recevoir du sang et de la lymphe, les nourritures multiples, les transformer pour les besoins de l’individu, les besoins de l’organe et ses propres besoins, fonctionner comme une usine chimique, électrique et atomique, infiniment perfectionnée et complexe, fabriquer une quantité précise d’énergie ou de produits déterminés, les mettre en circulation ou en réserve, rejeter les déchets...
Chacune de ces milliards de cellules fait exactement ce qu’elle doit faire, à la place exacte où elle doit le faire et où elle s’est installée pendant la fabrication de l’individu. Selon les ordres.
L’individu ne s’est pas fait, il n’a pas voulu sa vie, et sa vie se continue sans le secours de sa volonté. À aucun moment, il ne continue d’exister parce qu’il le veut. C’est une organisation totalement indépendante de sa conscience et de ses décisions qui le maintient en vie. Son intelligence est trop faible, son attention trop instable, son ignorance trop grande pour qu’il puisse assurer cette tâche, même pendant quelques instants. Si un individu devenait tout à coup responsable de son corps, celui-ci sombrerait aussitôt dans le désordre et la décomposition. Le gouvernement d’un monde aussi complexe que le corps humain réclame une connaissance totale des ressources de la matière et des lois de notre univers. Il exige un éveil perpétuel, une attention ininterrompue, une capacité de réception, de coordination et de décision qui ne laisse en dehors du circuit de la vie aucune parcelle de l’organisme. Tout cela est très loin au-dessus des possibilités de connaissance, de compréhension et de volonté humaines. L’homme est comme logé en lui-même à la façon d’un passager incompétent. Il ignore tout de la conduite d’un organisme qui ne dépend pas de lui, et qu’il est tout juste capable de détraquer par son comportement.
Au cours des siècles, en ouvrant avec un couteau son corps fermé sur ses secrets, l’homme a fini par apprendre en partie comment il fonctionne. Mais le prodige, ce n’est pas qu’il sache enfin, à peu près, à quoi sert chacun de ses organes, c’est que chaque organe sache, lui, à quoi il doit servir. Et que le cœur batte, que les glandes sécrètent, que l’intestin digère, que le foie trans­forme, que le sang transporte, nourrisse, nettoie, défende, que chaque organe, que chaque cellule sachent ce qu’ils ont à faire et le fassent exactement, sans que s’en mêle l’individu qu’ils composent.
L’autre prodige, c’est que chacun de ces organes se soit fabriqué et mis à sa place, à partir d’un demi-milligramme de matière vivante. Et que l’anus ne se soit jamais installé à la place du nombril, l’estomac dans le crâne, les yeux sous les pieds, la peau à l’envers, le cœur dans la main... ”

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VANDEL. L'homme et l'évolution.

"La genèse des adaptations nous reste presque complètement inconnu. Les documents paléontologiques sont à cet égard d'une décevante pauvreté. Nous ne connaissons à peu près rien des transformations qui ont conduit à la réalisation des adaptations fonctionnelles les plus courantes marche, nage, vol. ."

ARISTOTE ( 384-322 av J.C.)
“ Que l’ordre et la beauté qui existent dans les choses ou qui s’y produisent aient pour cause la terre ou quelque autre élément de cette espèce, c’est ce qui n’est pas vraisemblable... Attribuer ces effets admirables au hasard, à une cause fortuite, était par trop déraisonnable. Aussi quand un homme vint proclamer que c’est une Intelligence, qui est la cause de l’ordre et de la régularité qui éclate partout dans la nature, dans les êtres animés ou inanimés, cet homme fit l’effet d’avoir seul sa raison et d’être en quelque sorte à jeun après les ivresses extravagantes ou les divagations de ses devanciers. Or nous savons à n’en pas douter, qu’Anaxagore s’attacha à cette doctrine. ”
 Métaphysique, I. I, ch. III 
Jusqu'ici l'œil me fait frissonner, mais en pensant aux belles graduations connues, ma raison me dit qu'il faut dominer son effroi. "
DARWIN. Lettre à Gray


GRASSÉ (PIERRE)

"On nous dit, avec une extrême insistance, que le hasard peut tout. Des affirmations ne suffisent pas; il faut donner des preuves. Nous ne tenons pas pour telle la résistance à un antibiotique apparue spontanément au sein d'une population bactérienne, non résistante. Il ne s'agit ni d'une structure ni d'une fonction fondamentale. Et ce que nous disons là est si vrai, que des variations de cette nature, même répétées des millions de fois , ont laissé la Bactérie semblable à elle-même, à quelques détails près...... p.180
"Les différences géniques relevées entre les populations séparées d'une même espèce que l'on donne, si souvent, comme la preuve d'une évolution en marche relèvent avant tout de l'ajustement des populations à leur habitat et des effets de la dérive génique. La Drosophile, Insecte favori des généticiens, dont nous connaissons précisément les génotypes géographiques, biotopiques, urbains et citadins, ne parait pas avoir changé depuis des temps très reculés."
L'évolution du vivant. p. 219


Ni Darwin, ni Dawkins, ni aucun autre biologiste n'ont calculé la probabilité de découvrir par recherche aléatoire, dans le temps limité imparti, les types de systèmes complexes omniprésents dans la nature. Même aujourd'hui, nous n'avons aucun moyen d'estimer de manière rigoureuse la probabilité ou le degré d'isolement ne serait-ce que d'une seule protéine fonctionnelle. Il est certainement un peu prématuré de prétendre que les moustiques et les éléphants ont été engendrés par des processus dus au hasard alors qu'on ne connaît pas encore les chances de découvrir fortuitement une seule molécule de protéine fonctionnelle "

MICHAEL DENTONL'évolution : une théorie en crise. Londreys. 1985

REEVES (Hubert)
A propos de la thèse de Gould...

"Résumons la thèse de Gould : loin d'être déterminée, l'évolution biologique serait entièrement soumise à des événements fortuits; elle serait parfaitement contingente et n'irait nulle part. Il n'y a pas <<de flèche>>.
Cette position radicale soulève beaucoup d'émotions. Notre existence tiendrait à un caillou erratique et à une plaque géologique facétieuse ! Que reste-t-il de nos interrogations métaphysiques si tout se joue sur l'orbite chaotique d'un astéroïde ou sur les aléas des mouvements de convection du magma terrestre ? L' <<insoutenable légèreté >>de notre être nous pince le cœur"
Oiseaux, merveilleux oiseaux. Seuil,  1998, p 208



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PIERRE TERMIERLa vocation du savant. Desclée, 1929 p. 36-38
“On sait la vogue prodigieuse de la théorie évolutionniste et comment elle est devenue, entre 1860 et 1870, un véritable dogme et même  dans quelques pays comme le nôtre, un dogme d’État, base de l’enseignement  officiel. Depuis quinze ou vingt ans, le dogme s’effrite un peu : ses défenseurs perdent de  leur assurance, la théorie se résigne à n’être plus qu’une hypothèse scientifique, ce qu'elle n’aurait jamais du cesser d’être. La seule chose qui paraisse bien établie, c’est qu’il existe une certaine évolution , une évolution par colonnes parallèles, chaque colonne étant un phylum, c'est-à-dire un groupe d’animaux ou de plantes liés généalogiquement les unes aux autres. Mais de rattacher un phylum à un autre phylum, il n’est plus guère question, ou du moins l’on propose cela timidement et comme une simple hypothèse; et personne n’ose plus parler de la descendance générale et universelle. Les phylums apparaissent, le plus souvent, de façon brusque; ils se développent avec une étonnant rapidité; puis, la plupart du temps, ils déclinent et meurent.  Leur origine se  perd dans la nuit; et l’on ne sait ni pourquoi certains se transforment, ni pourquoi d’autres semblent réfractaires à toute évolution importante, ni pourquoi ils se mettent tout d’un coup à décliner ni pourquoi ils disparaissent.
Que de mystères dans tout cela et comme les explications qu’on nous donnait, il y a quarante ans, nous paraissent insuffisantes et enfantines! Sur la scène de la biosphère où se joue le grand drame des vivants, des personnages apparaissent, successivement, chacun à son heure. On ne les attendait pas. Qui les a appelés ?  et quel est le régisseur de ce théâtre de la Vie? La science ne nous le dira pas….  Le nombre augmente sans cesse des acteurs en scène et la splendeur des costumes, la variété des attitudes, la perfection du jeu, ne font que s’accroître. Enfin depuis quelque temps, peu de temps, semble-t-il, un nouvel acteur a paru, infiniment supérieur à tous les autres.  On voit tout de suite que ceux qui l’ont précédé n’avaient pas d'autre emploi que de préparer sa venue; et ceux qui l’entourent maintenant  sont visiblement là pour lui donne la réplique et le servir. Ce dernier acteur, c’est l,Homme. »

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SHROEDER (GERALD) physicien nucléaire.

« La probabilité que l’univers et la vie soient le fruit du hasard  est égale à  celle de gagner trois fois de suite le gros lot d’une loterie nationale. Avant d’avoir pu récolter vos gains pour la troisième fois, vous serez envoyé en prison pour avoir truqué les résultats. La probabilité de gagner trois fois de suite, ou même trois fois  dans sa vie, est tellement faible qu’elle est  négligeable. »


CRICK (FRANCIS)
"D'une certaine façon on pourrait dire que tous les travaux biologiques, génétiques et moléculaires des soixante dernières années n'étaient qu'un long interlude....Maintenant que ce programme est terminé, nous avons bouclé le cercle, nous nous retrouvons face au problème...demeuré irrésolu. Comment un organisme blessé se régénère-t-il  pour présenter exactement la même structure qu'auparavant? comment l'ovule forme-t-il l'organisme ?" cité par Fritjof Capra,  LE TEMPS DU CHANGEMENT1983 p. 109

SCHÜTZENBERGER (M.-P)

La complexité fonctionnelle....

"Les êtres vivants se présentent comme un ensemble complexe d'interrelations fonctionnelles. Si l'on veut expliquer l'évolution des êtres vivants, il faut expliquer à la fois cette fonctionnalité et cette complexité. C'est la complexité fonctionnelle. Et là ce n'est plus simple du tout... C'est peut-être que l'évolution du vivant repose sur un quelque chose, un ingrédient essentiel que rien dans nos connaissances physico-chimiques actuelles ne permet d'imaginer, et sur lequel la logique formelle n'a pour l'instant aucune prise. Qu'ils soient gradualistes ou saltationnistes, les darwiniens me semblent avoir parfois une conception un peu simple de la biologie, une conception en quelque sorte clés en mains. Pour eux un gène est comme une commande sur le catalogue de La Redoute. L'article de Walter Gehring que vous avez publié sur le supergène qui déclenche la fabrication des yeux de la mouche reflète cette conception. On peut accepter que les gènes fonctionnent ainsi et ne pas se poser de question. Mais si l'on cherche à l'expliquer, alors le darwinisme n'est d'aucun secours...
.... Ce n'est pas parce qu'on sait qu'un gène déclenche la fabrication de telle ou telle protéine qu'on comprend comment un ou deux milliers de gènes suffisent à diriger le cours du développement embryonnaire.
Les failles du darwinisme.  La Recherche. No 283. 01-1996

REEVES (HUBERT)
“ Je pense qu’on peut dire de la science, comme de toutes les mythologies, que ce sont de vastes entreprises de sécurisation. (...) Arriver à mettre un peu d’ordre dans ce qui nous entoure, c’est, au départ, quelque chose de sécurisant, et quelque chose qui permet de vivre... On s’éloigne alors de l’angoisse fondamentale qui est de ne pas savoir ce que l’on est, ne pas savoir ce que l’on fait, ne pas trouver ou donner un sens à la vie. (...) Ce n’est pas pour rien que les questions scientifiques les plus discutées et dans lesquelles il y a le plus d’animosité entre les scientifiques sont les questions d’origine: origine de la vie, origine de l’homme. On ne se bat pas pour la forme de telle ou telle molécule, on se bat longtemps pour savoir quelle est la meilleure théorie d’origine. ”
Les origines, (recueil de conférences de différents spécialistes sur la question des origines), Paris, Éditions de l’Harmattan, 1988, p. 37



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TÉTRY (ANDRÉE) Les outils chez les êtres vivantsGallimard, 1948
Le vivant comporte une abondance d'outils qui n'a d'égale que leur diversité; de par leur structure, leur fonctionnement, ils offrent une certaine similitude avec l'outil fabriqué. Tout comme ce dernier, l'outil naturel a une causalité propre, une action conforme à sa nature et  aux exigences  de son individualité. ......(liste d'une multitude d'outils que l'on trouve chez les vivants) Mais une différence essentielle se manifeste entre l'outil naturel et l'outil fabriqué; ce dernier est extérieur à l'Homme, qui l'exécute avec les matériaux variés mis à sa disposition; liberté de matière à laquelle s'ajoutent liberté de figure, liberté de durée....Dans la majorité des cas, l'outil du Vivant fait partie intégrante de l'animal; il est édifié avec sa propre substance qui est alors déviée de sa destination primitive. L'organe électrique n'est pas autre chose qu'un muscle ayant subi une différenciation particulière..
La fabrication de l'outil humain exige donc la présence simultanée d'une intelligence capable de concevoir a priori un modèle et une main  qui tout d'abord en esquisse une première approximation, puis réalise le projet à partir de matériaux adéquats. L'un ou l'autre des facteur considéré isolément est incompétent pour fabriquer l'outil...La représentation anticipée de l'outil, c'est-à-dire du but ou de la fin à atteindre (cause finale), conditionne sa production qui est donc un acte articulé, précédé d'une idée et opérant comme une cause; à cette cause finale peut s'ajouter un besoin plus ou moins urgent de l'outil avant qu'il n'ait été imaginé; ce besoin aiguillonne la découverte, mais n'est  nullement indispensable à la conception de l'outil."

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SAINT AUGUSTIN (354-430)
 Les raisons séminales....
"C'est à bon droit qu'on s'interroge sur la nature des raisons causatrices, que Dieu a déposées dans le monde, lorsqu'à l'origine il a tout à la fois créé toutes choses. Ces raisons ont-elles été instituées par lui de manière que, suivant la diversité de leurs espèces, elles se développassent diversement dans le temps, à peu près comme nous voyons les fruits et les animaux offrir, chacun selon sa conformation, une série d'accroissements? Ou bien ont-elles été établies tout de suite telles qu'elles devaient être, à peu près comme nous croyons qu'Adam fut créé dans la virilité et sans avoir passé par les progrès successifs des âges précédents ? Pourquoi ne concilierions-nous pas ces deux opinions de façon que dans le passé nous apparût la raison de l'avenir voulu de Dieu ?
A l'origine et primordialement, toutes choses ont été créées dans une certaine contexture d'éléments; puis elles en sortent aux moments convenables. Car de même que les mères sont grosses de leurs enfants, de même aussi le monde est gros des causes des choses qui naissent; toutes choses qui n'on été créées en lui que par cette essence suprême, où rien ne naît et où rien ne meurt, où rien ne commence et où rien ne finit..

..De genesa ad litteram, LIB VII, C. XXVIII.

L'univers tout entier a été à l'origine en semence, non point avec la masse d'une grandeur corporelle, mais à l'état de force et de puissance causatrice....
Comme dans un grain se trouve invisible tout ce qui, par le laps du temps, finit par devenir un arbre; ainsi faut-il imaginer que le monde, lorsqu'il a été créé de Dieu, refermait en lui même tout ce qui devait plus tard se manifester....
Dieu , par conséquent, ne crée rien ultérieurement, mais, ayant créé toutes choses à la fois, il les gouverne, les meut par son action dirigeante, si bien qu'il opère sans cesse, se reposant et opérant à la fois."

De Genesi ad Litteram, LIB. V, C. XXIII.

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Que l'évolution soit due exclusivement à une succession de micro-évènements, à des mutations survenant chacune au hasard, le temps et l'arithmétique s'y opposent. Pour extraire d'une roulette, coup par coup, sous-unité par sous-unité, chacune des quelquescent mille chaines protéiques qui peuvent composer le corps d'un mammifère, il faut un temps qui excède, et de loin, la durée du système solaire... Les mécanismes connus de la génétique favorisent les variations de programme, mais n'y apportent guère de suppléments...
Rien ne dit qu'on parvienne jamais à analyser la transition entre l'organique et le vivant. Peut-être ne pourra-t-on même pas estimer la probabilité qu'avait un système vivant d'apparaître sur terre...il n'y a ps de probabilité mesurable pour un évènement qui ne s'est produit qu'une fois...On commence à comprendre la cellule, mais non le tissus ou l'organe. On ignore la logique du système qui régit l'exécution des programmes complexes, le développement d'un mammifère par exemple....Comment à partir d'une cellule, en émergent des milliers de milliards en lignées spécialisées selon un ordre parfait dans le temps et dans l'espace, voilà qui défie l'imagination. ....décrire en termes de physique et de chimie, un mouvement de la conscience, du sentiment, c'est là une autre affaire. Rien ne nous dit quje l'on y parviendra jamais " p.337
FRANCOIS JACOB, LA LOGIQUE DU VIVANT : UNE HISTOIRE DE L'HÉRÉDITÉ.

POLKINGHORNE (JOHN), physicien, Cambridge.

“Quand on prend conscience que les lois de la nature doivent être réglées de façon incroyablement précise pour produire l’univers visible, germe alors l’idée que cet univers n’est pas apparu par accident, mais qu’il doit être l’aboutissement d’un projet.”

LOUIS BOUNOUREL’autonomie de l’être vivant, Paris, P. U. F., 1949, p. 213

“ Dans la comparaison si usée de l’organisme et de l’horloge, (...) il y a une part de juste analogie: tout être vivant est un mécanisme, parce que, remarque Cuénot, un mécanisme, c’est une pensée mise en acte. On ne peut constater l’unité et la finalité de l’organisme, ni son autono­mie, sans reconnaître en lui ce souffle de l’esprit que le sens biologique de Goethe lui faisait percevoir en toute forme animée. ”
A.I. OPARINL’origine de la vie sur la terre,  Paris ,1965, p. 253

“ La structure de ces protéines est non seulement très compliquée mais elle est aussi extrêmement bien adaptée à l’accomplissement de fonctions catalytiques définies qui jouent un rôle important dans la vie de l’organisme tout entier; cette structure est strictement conçue dans ce but, pour cela. Une telle adaptation à sa fonction biologique, une telle structure conforme à son but caractérise aussi les acides nucléiques des organismes actuels et qu’elles soient apparues par hasard est aussi impossible que l’assemblage par hasard à partir de ses éléments, d’une usine capable de sortir n’importe quel produit particulier.


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DENTON(Michael)
Pour saisir la réalité de la vie telle qu’elle a été révélée par la biologie moderne, il faudrait agrandir la cellule encore un milliard de fois —jusqu’à ce que qu’elle atteigne un diamètre de vingt kilomètres et ressemble à un aéronef géant assez vaste pour recouvrir une grande ville comme Londres ou New York. On découvrirait alors un objet d’une complexité et d’une finalité adaptative sans pareil. À la surface de la cellule, on verrait des millions d’ouvertures, comme les hublots d’un vaste vaisseau spatial, qui s’ouvrent et se ferment pour permettre la circulation d’un flux continu de matériaux entrant et sortant. En pénétrant par l’un de ces orifices, on découvrirait un monde d’une complexité ahurissante sous le règne d’une technologie très avancée. On verrait un réseau de couloirs et de conduits sans fin se ramifier dans toutes les directions à partir du périmètre de la cellule, certains conduisant à la banque de mémoire centrale du noyau, d’autres aux unités de traitement et aux chaînes d’assemblage. Le noyau lui-même serait une vaste chambre sphérique de plus d’un kilomètre de diamètre, semblable à un dôme géodésique ; à l’intérieur, on discernerait des kilomètres de chaînes torsadées de molécules d’ADN bien empilées en rangées ordonnées. Le long des conduites, une grande diversité de matériaux bruts et de produits circuleraient dans une ordonnance parfaite, allant vers les différentes chaînes d’assemblage des régions externes de la cellule, ou en revenant.

On remarquerait que les plus simples des composantes fonctionnelles de la cellule, les molécules de protéine, sont des pièces de machinerie moléculaire d’une étonnante complexité, chacune composée de trois milliers d’atomes disposés en une configuration spatiale hautement organisée. L’observation de l’activité réfléchie de ces étranges machines moléculaires susciteraient encore plus notre émerveillement ; surtout lors­qu’on s’apercevrait que la conception d’une telle machine —à savoir une protéine fonctionnelle isolée— dépasse complètement nos capacités actuelles et ne sera probablement pas réalisée avant le début du siècle à venir. Et pourtant la vie de la cellule dépend de l’activité cohérente d’au moins plusieurs dizaines, voire probablement de plusieurs centaines, de milliers de molécules de protéines différentes...

Nous serions les spectateurs d’un objet semblable à une immense usine automatisée, une usine plus grande qu’une ville et capable de remplir autant de fonctions que toutes les activités industrielles de l’homme sur la Terre. Ce serait cependant une usine dotée d’une capacité sans précédent, car elle serait capable de dupliquer sa structure entière en l’espace de quelques heures. Assister à une telle opération agrandie un milliard de fois serait un spectacle grandiose ! »
L’évolution : Une théorie en crise, Flammarion, 1992, pp. 338 à 340

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THE ENCYCLOPEDIA AMERICANA (1977), tome X, p. 742.

"Le fait que la plupart des mutations soient néfastes à l'organisme semble difficile à concilier avec l'idée selon laquelle elles sont la source des matériaux nécessaires à l'évolution. En effet, les mutants reproduits dans les manuels de biologie constituent une collection de bizarreries et de monstruosités, et les mutations semblent bien être un processus destructeur plutôt que constructeur."



CICERON

 Si les oeuvres de la nature sont plus parfaites que les oeuvres de l’art, et s’il est vrai que l’art ne fait rien que par le secours de la raison, il faut bien dire que la nature n’est pas dépourvue de raison. Jetez-vous les yeux sur un tableau, sur une statue?  Vous comprenez qu’un artiste y a mis la main. Pouvez-vous donc croire que le monde qui comprend tout, et les artisans et leurs oeuvres, soit privé de raison et d’intelligence?  Et cependant nous voyons des gens qui doutent si l’univers n’est point l’effet du hasard ou d’une nécessité aveugle. D’après eux, Archimède montra plus de savoir en représentant la sphère céleste, que la nature en la faisant!  A la vue de ces mouvements des astres si constants, si bien ordonnés, le philosophe doit comprendre qu’il y a dans le ciel un maître, un gouverneur, l’architecte du magnifique ouvrage que nous contemplons. ”De natura deorum, Livre II, nos. 34, 35


"  Celui qui pense que l'accumulation des mutations ( un processus de perte d'information) peut conduire à la macro-évolution  ( un gain massif net d'information) est comme le marchand qui perd un peu d'argent sur chaque vente mais compte se reprendre  avec le volume des ventes."
...en levant le capot de l'automobile du néo-darwinisme on constate qu'il n'y a pas de moteur...
 LEE M. SPETNERNot by chance. 1998
FABRE (JEAN-HENRI) (1823-1915)
“ L’insecte aurait-il acquis son savoir-faire, petit à petit, d’une génération à la suivante, par une longue suite d’essais fortuits, de tâtonnements aveugles ? Un tel ordre naîtrait-il du chaos; une telle prévision, du hasard; une telle sapience, de l’insensé ? Le monde est-il soumis aux fatalités d’évolution du premier atome albumineux qui se coagula en cellule; ou bien est-il régi par une Intelligence ? Plus je vois, plus j’observe, et plus cette Intelligence rayonne derrière le mystère des choses. ”

Souvenirs entomologiques, L. 2, Paris, Delagrave, p. 103

DAVIES (Paul)
"Les chances d’obtenir par hasard la séquence exacte d’acides aminés permettant de produire une molécule de protéine par accident sont fantastiquement faibles. Et il ne s’agit que d’une protéine. La vie, telle que nous la connaissons, requiert des centaines de milliers de protéines spécialisées sans parler des acides nucléiques. Les chances de produire les protéines seulement par pur hasard sont de 1 contre 1040 000. C’est-à-dire 1 suivi de quarante mille zéros. Pour écrire ce nombre en entier, il faudrait tout un chapitre de ce livre. Obtenir une suite parfaite des cartes 1 000 fois de suite est facile en comparaison. L’astronome anglais Fred Hoyle, dans une remarque célèbre (The intelligent universe, 1983), compara les chances d’obtenir la construction spontanée d’un être vivant à celles de la production d’un Boeing 747 complètement fonctionnel suite au passage d’un puissant tourbillon de vent balayant un dépotoir de rebuts mécaniques et électroniques"
The fifth miracleThe search for the origin and meaning of life, Simon & Schuster, 1999, pp. 94-95


Paley (William)
"J'ai dit que le raisonnement de celui qui nie l'art et l'invention dans la montre était précisément le raisonnement des athées; car l'évidence d'un dessein se retrouve dans tous les ouvrages de la nature, comme dans l'ouvrage d'une montre, avec cette différence que les oeuvres de la nature sont plus variées et plus admirables dans une proportion qui excède tout calcul. Sans doute l'invention, et l'exécution dans les ouvrages  de la nature, surpassent infiniment tous les produits de l'art; mais dans un très grand nombre de cas, le dessein, et l'application des moyens au but n'y sont pas moins évidents que dans les machines qui sortent de la main des hommes"

Théologie Naturelle. 1801

HOYLE (Fred)
- “ L’univers est un coup monté." 

Paris Match, 1er août 1991, p. 6

 Paley (William)
"J'ai dit que le raisonnement de celui qui nie l'art et l'invention dans la montre était précisément le raisonnement des athées; car l'évidence d'un dessein se retrouve dans tous les ouvrages de la nature, comme dans l'ouvrage d'une montre, avec cette différence que les oeuvres de la nature sont plus variées et plus admirables dans une proportion qui excède tout calcul. Sans doute l'invention, et l'exécution dans les ouvrages  de la nature, surpassent infiniment tous les produits de l'art; mais dans un très grand nombre de cas, le dessein, et l'application des moyens au but n'y sont pas moins évidents que dans les machines qui sortent de la main des hommes"

Théologie Naturelle. 1801


Zéro absolu

 Le seul vrai problème c'est celui de l'existence même de l'univers. "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?"Sur le plan scientifique, nous sommes incapables d'y répondre. Après plusieurs millénaires, nous en sommes ici au même point que le premier chasseur préhistorique venu : au zéro absolu.
HUBERT REEVESPatience dans l'azur. Paris, 1981, p. 152 

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